Ampoules à l’aide…….

p10104671

 

Les pieds d’un marcheur-randonneur sont sujets à de multiples désagréments, de la simple gêne aux cas clairement handicapants.

Atteinte courante

Hantise de tous les marcheurs, cette fameuse ampoule a pour origine un frottement répété au fil des kilomètres, au niveau de la chaussure ou de la chaussette. Cette formation est souvent la conséquence d’un mauvais choix d’équipement ou d’un pli intempestif formé lors de l’enfilage des chaussures, voire d’une marche soutenue avec une paire flambant neuve. Une ampoule peut aussi être la conséquence d’une posture inadaptée lors de la marche ou d’un pied simplement sensible. Une bulle se forme, souvent douloureuse et remplie de liquide.

Deux solutions pour pallier ce désagrément : si l’ampoule est encore fermée, il faut la percer délicatement avec une aiguille stérile et évacuer la lymphe qu’elle contient. Plus artisanale mais efficace, la technique « passage du fil avec aiguille » est usitée par bon nombre de randonneurs. Elle permet ainsi d’évacuer le liquide par capillarité sans trop malmener la peau irritée. Il convient de conserver cette peau pour une bonne cicatrisation.Vous devez désinfecter convenablement avec un produit antiseptique avant de lui appliquer un film protecteur « seconde peau ». Attention : certains podologues souligneront que cette technique peut être un facteur aggravant d’infection. Si l’ampoule est déchirée, il vous faudra enlever la peau avant stérilisation et poser un pansement « seconde peau ».

Les moyens de prévention

Votre paire de chaussette.

Il est donc recommandé d’utiliser de bonnes chaussettes pour la randonnée. En effet, ses zones de confort sont renforcées au cours du tissage. Une taille mal ajustée sera propice aux plis, premiers responsables d’ampoules liées à la friction. Les modèles en laine de Mérinos sont appréciés mais le temps de séchage est plus long. La solution synthétique est tout aussi efficace. Différents modèles existent sur le marché. Autre usage sur les sentiers, la superposition de deux paires pour éviter les frictions. Une socquette fine en première couche, une chaussette de rando traditionnelle en seconde.         Soyez surtout vigilant lors de l’enfilage de vos chaussures; vos chaussettes doivent être ajustées, sans aucune formation de plis.

Avant/après la marche.

N’hésitez pas à utiliser une crème préventive contre les irritations, au beurre de karité. Ce traitement simple peut s’appliquer plusieurs jours avant la marche pour bien préparer le pied. Le massage du soir s’avère essentiel et très agréable. Il permet de vérifier l’état de vos pieds et d’appliquer, le cas échéant, les soins déjà évoqués contre la formation des ampoules.

 

Rester au sec, des vêtements bien traités !

 

Afficher l'image d'origine

Comment nettoyer vos vêtements de randonnée, tout en conservant leurs qualités d’imperméabilité.

Le premier conseil indispensable : vous référer aux consignes d’entretien. En cas de doute, n’hésitez pas à vous rendre sur le site internet de la marque ou renseignez-vous auprès du magasin où vous avez acquis votre équipement.

Après chaque sortie, conservez vos vêtements propres. Une fois la randonnée du jour terminée, c’est l’heure du nettoyage.

Un nettoyage du tissu extérieur à l’aide d’un chiffon humide et doux, sans jamais utiliser de savon, suffira pour ôter la poussière ou quelques tâches. Un passage sous l’eau courante est parfois nécessaire pour les parties les plus maculées.

Pour le séchage, veillez à ne pas placer veste ou pantalon près d’une source de chaleur : les matières synthétiques utilisées, facilement inflammables, n’apprécient pas du tout la douceur du poêle ni le feu de cheminée. Il est préférable de les laisser sécher à l’air libre, mais à l’abri du soleil, pour les préserver des rayons UV, ou idéalement dans un endroit sec et aéré.

Nettoyage intense requis

Pour conserver les qualités imperméables de vos vêtements, il faudra appliquer un traitement adapté selon les matériaux employés par le fabricant. Pour votre veste ou votre polaire, les méthodes peuvent varier. Pas de nettoyage à sec, préférez votre machine à laver. Généralement les températures de lavage conseillées oscillent entre 30 et 40 °C, sans utilisation d’adoucissant. Des lessives spécifiques sont disponibles en magasins spécialisés. Il est préférable de ne pas utiliser de cycle d’essorage et d’étendre ensuite le vêtement à l’air libre.

La plupart des vestes de protection sont dotées d’un traitement déperlant. Un passage au sèche-linge après un lavage permet de raviver ses principes actifs et de répartir à nouveau le traitement initial. A défaut, un repassage à froid, protégé par un linge intermédiaire fera l’affaire. Si vous ne constatez plus cet effet, il faut alors retraiter votre veste avec une bombe aérosol compatible avec les tissus dotés de membranes, ou relancer un cycle lavage avec un produit imperméabilisant aqueux adapté. La lecture attentive de l’étiquette est une nouvelle fois de mise.